Jean-Pierre BEMBA GOMBO

Jean-Pierre BEMBA GOMBO
Vice Premier Ministre, Ministre des Transports Voies de Communication et désenclavement
Jean-Pierre Bemba Gombo, né le 4 novembre 1962 à Bokada dans la province du Nord-Ubangi, est un homme d'État de la république démocratique du Congo.Fondateur du Mouvement de libération du Congo (MLC), un groupe politico-militaire, et vice-président de la République chargé de l'Économie durant la période de transition, il a été incarcéré par la Cour pénale internationale pendant près de dix ans pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité avant d'être acquitté en 2018 mais il a été condamné pour subornation de témoins ce qui l'a empêché d'être candidat à l'élection présidentielle en 2018. Il est vice-Premier ministre depuis le 23 mars 2023, ministre de la Défense nationale du 23 mars 2023 au 28 mai 2024, et ministre du Transport depuis le 28 mai 2024
Biographie
Jeunesse Son père, l'homme d'affaires Jeannot Bemba Saolona, a été le président de l'Association nationale des entreprises du Zaïre (ANEZA), actuellement la Fédération des entreprises du Congo (FEC), qui constitue à la fois la chambre de commerce et d'industrie et la principale organisation patronale du pays. Il devient, avec l'aide de Mobutu, l'un des hommes les plus riches du Zaïre et contrôle un énorme conglomérat : la Société commerciale et industrielle Bemba (Scibe)1. Il a fait ses études secondaires au collège Boboto à Kinshasa, et ses études supérieures à Bruxelles en Belgique, où il est licencié en sciences commerciales et consulaires de l'ICHEC2 au côté d'Olivier Kamitatu3. Il a travaillé dans leurs entreprises familiales. Jean-Pierre Bemba est membre de l'entourage de l'ancien président Mobutu Sese Seko dont il est parent par alliance (sa sœur est l'épouse de Nzanga Mobutu, l'un des fils de l'ancien président)2. Au début des années 1990, il travaille comme assistant personnel de Mobutu
Carrière Professionnelle
Carrière Politique
En 1997, il s'exile lors de la prise du pouvoir par l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) menée par Laurent-Désiré Kabila et soutenue par le Rwanda. Bemba fait des affaires en Europe mais en 1998, le Rwanda et Kabila brisent leur alliance et le Rwanda et l'Ouganda envoient des troupes en RDC contre Kabila. Peu après, Bemba crée le Mouvement de libération du Congo (MLC) et son bras armé, l'Armée de libération du Congo (ALC) avec l'aide du président ougandais Yoweri Museveni qui lui envoie des troupes ougandaises en soutien et de l'armemement3. Surnommé le Chairman, il installe son quartier général à Gbadolite, dans la province de l'Équateur, ancien fief de Mobutu Sese Seko. Pour augmenter sa fortune et financer sa milice, il vide les reserves des banques de la province et prend le contrôle de toute la production de matières premières2,3. Il est aussi accusé d'avoir reçu beaucoup d'argent du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi En 2002, le président de la République centrafricaine, Ange-Félix Patassé, fait appel à Bemba, dans le but de l'aider à soutenir son régime contre un coup d'État. Lors de cette intervention, ses soldats, placés sous l'autorité de Patassé, se sont livrés à de nombreuses et graves exactions à Bangui : vols, viols, pillages Ses miliciens sont également accusés en 2003 d'avoir violé, cuisiné et mangé des Pygmées de la région de Mambasa en Ituri En 2003, une cour belge le condamne par contumace à un an de prison ferme pour « traite d'êtres humains » En 2002, Bemba fait partie des signataires de l'accord de Sun City. Dans ce cadre, il est nommé vice-président du gouvernement de transition dans le cadre du processus de paix le 30 juin 2003. Candidat à la présidentielle d'octobre 2006, il arrive au premier tour à la deuxième place derrière Joseph Kabila avec plus de 20 % des suffrages exprimés. Il a réalisé de bons scores dans sa région d'origine l'Équateur, mais aussi à Kinshasa, principalement dans les quartiers populaires et dans le Bas-Congo. Il se présente comme « le fils du pays » par rapport à son opposant Joseph Kabila traité de mupaya (étranger en lingala), d’enfant illégitime Le 21 août 2006, alors que Jean-Pierre Bemba est en compagnie d'ambassadeurs des pays membres du Comité international d'accompagnement de la transition (États-Unis, Royaume-Uni, France et Belgique), ainsi que du chef de la Mission de l'Organisation des Nations unies en république démocratique du Congo et du diplomate américain William Lacy Swing, sa résidence est bombardée par la Garde présidentielle. Deux enquêtes seront ouvertes par les deux parties en présence (les forces de Joseph Kabila et de Jean-Pierre Bemba) pour déterminer l'origine du bombardement. Deux hypothèses s'affrontent : un coup monté par les miliciens de Bemba qui auraient kidnappé deux policiers afin de provoquer un accrochage en présence des Occidentaux ; ou une attaque délibérée et un dérapage des militaires de Kabila, voire une tentative d'assassinat. Au deuxième tour, il arrive en tête à Kinshasa, dans l'Équateur, dans le Bas-Congo, dans le Bandundu et dans les deux Kasaï. Cependant, au niveau national, il n'obtient que 42 % des suffrages exprimés. Il introduit plusieurs recours auprès de la Cour suprême mais il n'obtient pas gain de cause. Jean-Pierre Bemba est élu sénateur lors des élections sénatoriales du 19 janvier 2007 Violences de mars 2007 et départ en exil Après sa défaite face à Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle d'octobre 2006, Jean-Pierre Bemba s'était engagé à mener une « opposition républicaine », c'est-à-dire uniquement sur le plan politique. Son refus de fondre sa garde personnelle au sein de l'armée gouvernementale, au début 2007, l'a toutefois conduit à un affrontement direct avec le pouvoir. Les gardes de Bemba refusent d'obéir à un ultimatum du pouvoir fixant leur incorporation à l'armée régulière avant le 15 mars, craignant pour la sécurité de Jean-Pierre Bemba11. Bemba appelle ensuite au cessez-le-feu et trouve refuge à l'ambassade d'Afrique du Sud12. Avec la poursuite des combats le 23 mars, un mandat d'arrêt a été lancé contre Jean-Pierre Bemba désormais accusé de haute trahison13. Ces affrontements ont fait plus de 200 morts à Kinshasa Une altercation avec la garde rapprochée de Bemba a conduit le 22 mars 2007 à des combats aux environs de la résidence de Bemba (promenade de la Raquette à Gombe) et de ses bureaux (milieu du boulevard du 30 juin)14. Jean-Pierre Bemba a quitté la république démocratique du Congo le 11 avril 2007 pour se rendre au Portugal, officiellement pour y soigner une vieille blessure à la jambe. Inculpation, jugement et acquittement par la Cour pénale internationale
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